Nous séparons les choses pour mieux les comprendre. Le vivant, lui, n’a jamais appris à vivre séparément.
Depuis quelques mois, j’écris sur différentes parties de notre ferme. J’ai parlé d’un veau éprouvé par la chaleur, du boisé qui offre naturellement sa fraîcheur, des abeilles qui relient silencieusement les fleurs, de l’eau qui traverse nos terres, des vieux érables du chemin Bell et de cette manière de construire qui cherche à appartenir au paysage plutôt qu’à s’y imposer.
Il fallait probablement raconter ces histoires une à une pour prendre le temps de les regarder. Mais elles n’ont jamais été séparées. Et peut-être est-ce précisément ce qu’elles essayaient toutes de nous apprendre.
